Circulation à Gatineau : la Ville veut vous faire lever le pied
La Ville de Gatineau réfléchit à la façon de modérer la vitesse dans ses rues. Mardi, le conseil municipal a appuyé à l'unanimité la recommandation formulée par la Commission sur les Transports, les Déplacements Durables et la Sécurité (CTDDS). Cette dernière a proposé d'abaisser grandement ce qu'elle nomme En d'autres termes, il s'agit d'une vitesse de référence qui détermine si une rue doit recevoir une mesure de ralentissement supplémentaire, de type balise, dos d'âne ou bollard. La Ville de Gatineau se base sur un pourcentage pour déterminer si une rue a besoin, ou non, d'un ralentisseur. Si, dans la rue concernée, plus de 15 % des conducteurs roulent à 15 km/h, ou plus, au-dessus de la vitesse autorisée, alors une mesure de modération devient nécessaire. Autrement dit, si plus d'une voiture sur six roule à plus de 45 km/h dans une zone limitée à 30 km/h, un dos d'âne devrait être mis en place. La recommandation de la CTDDS, appuyée par le conseil municipal, est de réduire le seuil de 15 km/h à seulement 5 km/h. Ainsi, si plus d'une voiture sur six roule à plus de 35 km/h dans une zone limitée à 30 km/h, un ralentisseur sera requis. Catherine Craig-St-Louis est conseillère du district du Carrefour-de-l'Hôpital et présidente de la Commission sur les transports, les déplacements durables et la sécurité à la Ville de Gatineau. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault La question qu'on posait aujourd'hui, c'est : c'est quoi trop vite? [...] Qu'est-ce qu'on considère, nous, comme ville, trop vite? Trois options ont été présentées au conseil, à des coûts allant de 750 000 $ à 2,5 millions $. L'option retenue est la plus dispendieuse. Mario Aubé. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Olivier Plante Autre difficulté : avec ce nouveau seuil fixé à 5 km/h, ce n'est pas 10, ni même 50, mais bien 388 nouvelles rues qui nécessiteraient une mesure de ralentissement. De mettre des balises, des bollards jaune et noir partout à travers la ville [fait] que personne ne va plus les voir. L'élu dit s'inquiéter également du temps d'installation et des coûts en plus. Une nouvelle évaluation financière plus complète est prévue dans le cadre du budget 2026. Il va falloir être capable de répondre à la demande, qu'on l'échelonne sur un certain nombre de temps, puis il va falloir aussi qu'on voie comment créer de la cohérence avec nos autres outils. Un point de vue partagé par d'autres élus à la table du conseil. Et la mairesse de conclure que Avec les informations de Patrick Foucault et de Rémi Authierles seuils du critère d’admissibilité lié à la vitesse.
La règle des 15 km/h
Ce qu'on faisait aujourd'hui, c'est qu'on abaissait le seuil pour que des rues se qualifient [à ces mesures de modération]
, explique la conseillère municipale du district du Carrefour-de-l'Hôpital et présidente de la Commission sur les Transports, Catherine Craig-St-Louis.
Quand on fait du porte-à-porte, c'est ce dont les gens nous parlent le plus : c'est ce sentiment-là d'insécurité dans les rues, les gens [qui] roulent trop vite
, souligne le conseiller municipal du district d'Aylmer, Steven Boivin.Oui sur le principe, pas forcément sur le coût
Ultimement, c'est le meilleur modèle
, reconnaît le conseiller municipal du district de Masson-Angers, Mario Aubé, avant d'ajouter toutefois qu'il y a des coûts à ça
. 
Aussi bien dire à ce moment-là que c'est à peu près tout le monde qui roule à 5 km au-dessus, donc à peu près toutes nos rues vont se qualifier
, craint le chef du parti Équipe Aubé. À 2,5 millions $ supplémentaires, je pense que ça devra être réanalysé en vue du budget de décembre
, avance-t-il.Un élément de la « boîte à outils »
C'est une promesse électorale qu'on réalise aujourd'hui. [...] La sécurité dans nos rues, c'est une priorité
, relève la mairesse Maude Marquis-Bissonnette avant de rappeler qu'il va falloir évaluer les différents scénarios financiers. Le 2,5 millions $, ce n'est pas sur une année non plus.
Nos rues sont sécuritaires
, insiste le conseiller municipal Daniel Champagne. Ce n'est qu'un seul outil parmi tant d'autres qu'on doit mettre en place pour changer les habitudes. [...] Je pense qu'on se trompe si on regarde ça de façon singulière.
On a plusieurs autres outils politiques [...] où on vient travailler sur la rue pour la rendre plus conviviale
, assure Catherine Craig-St-Louis. Depuis plusieurs années, la Ville de Gatineau travaille sur des façons de mieux faire cohabiter cyclistes, piétons et automobilistes.dans tous les cas, on s'en va dans la bonne direction
.
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